Projet

Camille Michel est architecte et artiste plasticien. Ancien pensionnaire à la Villa Médicis – Académie de France à Rome (2012-13), ses travaux s’articulent autour de l’affectif par le biais de plusieurs moyens (son, dessin, écriture, musique… ).

Il est en particulier intéressé par le périurbain français.

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Comment par le biais de l’affectif parler du quotidien, de l’histoire d’un lieu, de ses habitants et de sa vie intime ? Comment rendre compte de ces formes de vies périurbaines et de l’habitat pavillonnaire, typiquement français, sans utiliser de statistiques, sans parler de politique, sans vocabulaire technicien et en détournant les pièges des classifications réductrices ?

Comment faire avec le passé, et l’épaisseur de ses souvenirs quand on a grandi dans ce périurbain ?

Ce projet est un travail purement subjectif, et assumé comme tel. Il cherche à atteindre une forme de précision en mobilisant émotions, souvenirs, sentiments et intuition.

L’intensité de l’urbain n’est pas la même que celle du périurbain, qui n’est pas, à son tour, la même que celle de la campagne.
C’est la raison pour laquelle il est important de ne pas considérer le périurbain uniquement comme un “problème à régler” ou une simple somme d’éléments géographiques, politiques, sociétaux, architecturaux et urbanistiques, appréhendés uniquement en négatif du modèle du centre-ville.

Considérer ces endroits comme une “non-ville” aujourd’hui (une ban-lieue, dans le sens étymologique du terme), est la première des erreurs à ne plus commettre, sous peine de ne s’interroger que sur des symptômes, et de passer à côté des questions importantes.

Du qualitatif, pas du quantitatif.